Mercredi 26 septembre 2018

Le pharisien libéré (Galates 1,11-24)


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Un étrange personnage, ce Paul : il est Turc, dirait-on aujourd’hui, et aussi juif, pharisien de la tribu de Benjamin, connaisseur de l’hébreu et du grec, en plus du parler local, et de l’araméen, avec un nom romain, voyageant beaucoup, sans lien avec Jésus de Palestine… quelles racines vraiment ? On peut relire le début d’Esaïe 49, qui est certainement un repère pour lui. Peut-être avons-nous beaucoup voyagé et rencontré, et lu beaucoup, mais essentiellement : ni Luther, ou Calvin, ou l’évangéliste ou le pasteur de notre groupe de jeunesse paroissiale, ni, d’ailleurs notre recueil de cantiques préféré, ou notre manière de dire le Credo ou de réciter le Notre Père ne constitue davantage que les colonnes de ce qui construit notre foi, – les colonnes ne sont pas les fondations –, et le fondement, la référence de notre salut, c’est le Christ. La grâce, ou le cadeau gratuit de Dieu, c’est aussi la référence de Paul, comme il le dit dans le passage de ce jour. Ensuite, Paul trouve un langage nourri par toutes ses sources culturelles pour dire l’essentiel de sa relation à Dieu, à des communautés qui ne le connaissaient pas tellement ; mais par l’Esprit Saint, ses messages d’amour et de confiance ont édifié les lecteurs galates… et nous aussi !

Jean-Philippe Noir

Prière: Seigneur, nous voulons faire mémoire, avec reconnaissance, des témoins qui nous ont amenés jusqu’aux lectures de ce jour, pasteurs, monitrices, formateurs, et qui ont nourri notre foi.  

Référence biblique : Galates 1, 11 - 24

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