Dimanche 25 février 2018

Esaïe 27,1-5


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Chantez la vigne au vin délicieux! C’est moi le gardien, je l’arrose à temps, et la surveille jour et nuit. Israël, une vigne: «Chantez la vigne des délices!...» Mais l’image est ambivalente: par la vendange et le pressage, elle est autant celle du «shalom» que celle du jugement (1). Ce cantique répond à celui d’Esaïe 5,1-7, le «Chant du bien-aimé et de sa vigne». Parlant pour son ami, le prophète nous prend à témoin du vin de son plaisir qui tourne au vinaigre: «Il attendait de beaux raisins, il n’en a tiré que des verjus! Qu’aurait-il pu faire de plus?» Il l’ouvrira à tout venant, la laissera manger par les ronces et les bêtes. Tout le contraire dans notre cantique d’aujourd’hui! L’Eternel assure qu’il veille sur sa vigne et ne tolèrera pas les présences parasites: il leur livrera la guerre. Mais en attendant, c'est arrosage et garde nuit et jour! Aussi pour observer l’ennemi d’un œil favorable: peut-être changerait-il de camp et, passant de l’autre côté du rempart, rallierait-il le parti de celui qui est LE rempart (5)? «Avec moi, il fera la paix» (bis): tel est le refrain du cantique et le thème de cet Evangile avant la lettre, celui de l’ardeur de Dieu et de la conversion du comportement de son peuple.


Prière:«Détenteurs de telles promesses, purifions-nous, sanctifions-nous dans la crainte de Dieu!» (2 Co 6,14-7,1) «Il y eut une voix venant de la nuée qui disait: C’est mon Fils bien-aimé, écoutez-le!» (Mc 9,2-13)  

Référence biblique : Esaïe 27, 1 - 5

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